TLDR : Devant un malaise d’allure cardiaque, chaque minute compte : il faut alerter les secours sans attendre, installer la personne au repos et être prêt à débuter un massage cardiaque si elle perd connaissance et ne respire plus.
Un malaise cardiaque ne ressemble pas toujours à une crise spectaculaire
On imagine le malaise cardiaque comme une douleur foudroyante qui plie la personne en deux. La réalité est plus discrète. Une oppression dans la poitrine, une douleur qui irradie vers le bras gauche, la mâchoire ou le dos, un essoufflement inhabituel, des sueurs froides, une pâleur soudaine ou une sensation de malaise avec nausées peuvent annoncer une souffrance du cœur. Chez la femme et chez la personne diabétique, les signes sont souvent plus trompeurs, sans douleur thoracique franche. Dans le doute, on considère le malaise comme sérieux.
Le premier réflexe est d’alerter, pas d’attendre que ça passe
Beaucoup de retards de prise en charge viennent de l’idée que « cela va se calmer ». Or, devant des signes évocateurs, il faut appeler les secours immédiatement. En Algérie, on contacte la Protection civile au 14, le SAMU au 115, ou un service d’urgence médicale de confiance. On décrit clairement les symptômes, l’heure de début et l’état de conscience de la personne. Garder la ligne et suivre les instructions du régulateur fait gagner un temps précieux.
En attendant l’arrivée des secours, on met la personne en sécurité
Si la personne est consciente, on l’installe au repos, en position assise ou demi-assise, sans la faire marcher ni monter d’escalier. On desserre les vêtements, on rassure, on évite tout effort. On ne donne ni à boire ni à manger, et on ne fait prendre aucun médicament de sa propre initiative, sauf consigne d’un médecin. On reste auprès d’elle pour surveiller sa respiration et son niveau de conscience, qui peuvent se dégrader rapidement.
Si la personne perd connaissance et ne respire plus, on agit
Lorsqu’une personne s’effondre, ne répond pas et ne respire plus normalement, il s’agit probablement d’un arrêt cardiaque. Il faut alors débuter sans tarder un massage cardiaque : comprimer fortement et régulièrement le centre de la poitrine, à un rythme soutenu, jusqu’à l’arrivée des secours. Si un défibrillateur automatisé externe est disponible à proximité, on l’utilise en suivant ses instructions vocales. Ces gestes simples, débutés tôt, multiplient les chances de survie.
Les erreurs qui font perdre de précieuses minutes
Conduire soi-même la personne à l’hôpital plutôt que d’appeler les secours, attendre que la douleur disparaisse, lui donner à boire ou la laisser faire un effort sont autant d’erreurs fréquentes. Le transport médicalisé permet de débuter les soins en route et d’orienter vers le bon service. Mieux vaut une alerte « pour rien » qu’un infarctus pris en charge trop tard.
Anticiper et se faire accompagner à domicile
Après un malaise, un bilan s’impose même si tout semble rentré dans l’ordre. MaghAssist assure à Alger et dans toute l’Algérie une urgence médicale à domicile et le suivi qui en découle, en lien avec votre cardiologue. Pour une intervention ou un conseil, l’équipe répond par WhatsApp au +213 550 45 33 99.
Pour mieux distinguer les situations, on peut lire comment reconnaître un infarctus du myocarde, comparer les symptômes de crise cardiaque chez l’homme et chez la femme, et savoir que faire en cas d’urgence médicale à domicile à Alger.
Questions fréquentes
Comment savoir si un malaise vient du cœur ?
On ne peut pas en être certain sans examen. Une douleur thoracique, un essoufflement, des sueurs ou une douleur irradiant vers le bras ou la mâchoire doivent faire suspecter une cause cardiaque et déclencher un appel aux secours.
Faut-il donner de l’aspirine pendant un malaise ?
Seulement sur instruction d’un médecin ou du régulateur des secours. On ne donne jamais de médicament de sa propre initiative, surtout si la personne est somnolente ou inconsciente.
Quel numéro appeler en Algérie ?
La Protection civile au 14 et le SAMU au 115. On peut aussi joindre un service d’urgence médicale à domicile pour une intervention rapide et une orientation adaptée.
Quand commencer un massage cardiaque ?
Dès qu’une personne est inconsciente et ne respire plus normalement. On comprime fermement le centre de la poitrine, sans interruption, jusqu’à l’arrivée des secours ou la mise en place d’un défibrillateur.
Sources
- Organisation mondiale de la santé (OMS), « Cardiovascular diseases (CVDs) ».
- Assurance Maladie (ameli.fr), « AVC et AIT : symptômes, diagnostic et évolution ».
Information générale ; ne remplace pas une consultation médicale.